afp nationales protestantesCOLLOQUE NATIONAL ET AG ORDINAIRE DU 06 DECEMBRE 2014

Françoise CARON est élue Présidente des AFP

 

* Quelques Photos

Assemblee entiere estrade1 buvette

 * Les documents que nous vous mettons à disposition, en ligne

Programme initial Liste membres CA BUREAU votée Histoire des AFP par Samuel Charles (Administrateur) 1ère Partie - Rapport moral par Jean Hugues Carbonnier (Vice-Président) 2ème Partie - Rapport moral par Françoise Caron (Présidente) Intervention du Président de l'Udaf de Paris - Mr M Rivière « conditions pour habilitation à délivrer des reçus fiscaux » Par Monique Lorillon "La transmission" Par Chantal Delsol 

 

Intervention du Président de la FPF François CLAVAIROLY

Intervention de Jean-Charles Tenreiro Intervention de M. Filatre Intervention de Michèle Tribalat Intervention de Michel-Louis Lévy Intervention du Pasteur Olivier Raoul-Duval Intervention du Président CNEF Etienne Lhermenault Intervention du Président de l'UNAF François Fondard

 * Revue de presse sur l'événement

 -> Blog S Fath : Françoise Caron à la tête des AFP (Associations Familiales Protestantes)

Cela fait belle lurette que les évangéliques ont quitté le strapontin qu'on leur réservait dans le protestantisme français. Leur centralité s'affirme désormais non plus seulement en termes statistiques (ils rassemblent la majorité des pratiquants et des lieux de culte protestant), mais aussi en termes institutionnels. Après la FPF, conduite par l'évangélique Claude Baty entre 2007 et 2013, voici venu le tour des AFP (Associations Familiales Protestantes) (...) Françoise Caron (...), protestante évangélique, a été élue le 6 décembre 2014 à leur tête, rassemblant autour d'elle protestants de toutes tendances. Sa prise de fonction confirme au passage que les femmes AUSSI ne se contentent plus de strapontins dans le protestantisme (évangélique ou non).

-> Site Christianisme Aujourd'hui : Une évangélique à la tête du combat pour les familles

(...)

Portrait d'une militante de la famille.
Françoise Caron, c’est un peu «madame Famille» des évangéliques. Actuellement vice-présidente des Associations Familiales Protestantes (AFP), elle devrait être désignée présidente lors de l’assemblée générale du 6 décembre. Le conseil d’administration lui a demandé de reprendre la succession de Pierre-Patrick Kaltenbach, décédé au printemps.

Le bon travail de PPK
Françoise Caron se sent prête à relever le défi, à plus forte raison parce qu’elle sait pouvoir compter sur l’autre vice-président, Jean-Hugues Carbonnier, représentant de la branche réformée des AFP.

Une évangélique à la tête des AFP, c’est une nouveauté: «C’est le fruit du travail de Pierre-Patrick Kaltenbach. Il a su garder l’équilibre entre les confessions au conseil d’administration et valoriser le travail des uns et des autres sur le terrain. Il y a dix ans, cela aurait été impossible (...)
 
->Site La Croix (nécessite un abonnement) : Françoise Caron élue à la présidence des Associations Familiales Protestantes

Françoise Caron, 57 ans, a été élue, samedi 6 décembre, présidente des Associations Familiales Protestantes. Femme du pasteur Christian Caron, ...

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Intervention de Chantal DELSOL, Philosophe, historienne et romancière. Elle publie aux Editions du Cerf "les pierres d'angle. A quoi tenons-nous ?"

 

"Bonjour Chers amis, PPK m'avait souvent invitée à Fontevraud, et j'avais toujours trouvé cela sympathique, intéressant et plein de rencontres amicales. J'ai forcément une pensée affectueuse pour lui aujourd'hui et pour sa famille que j'aime beaucoup.

Vous m'avez demandé de parler de la transmission, c'est votre sujet. Je vais essayer d'avancer quelques pistes de réflexion. L'un des orateurs a tout à l'heure avancé l'idée qui nous taraude tous, selon laquelle la transmission est devenue quelque chose de très difficile et je voudrais partir de là non pas pour y rester, je n'ai pas l'intention de rester dans le pessimisme mais je voudrais partir de là car c'est quand même un constat. Je pars donc de ce constat : il y a un effacement de la transmission et il faut essayer de voir pourquoi et si on commence par les choses simples, il y a d'abord un effacement de la transmission des choses. Regardez le fils d'autrefois, on a tous lu des romans qui datent d'il y a un siècle, le fils d'autrefois reprenait l'entreprise de son père par exemple ou bien il pouvait vouer toute son existence à maintenir la propriété dans laquelle ses ancêtres avaient vécu, non seulement le faire, mais en plus y passer son existence. Je me rappelle avoir à la fois visité le château des Tocqueville en Normandie au cours d'un colloque, et je posais la question au monsieur qui nous faisait visiter le château : « Quelle est votre profession ? ». Il me répondait d'un air indigné : « Madame quand on épouse une demoiselle de Tocqueville, on n'a pas de profession, la profession c'est le château ». Ce qui voulait dire clairement qu'il avait passé toute sa vie et il n'y a pas de honte à cela, à s'occuper de la restauration permanente du château.

C'est une chose qui est révolue. Le passage des choses d'une main à l'autre est plus ou moins fini. Je ne suis pas sure que cette fin ait quelque chose de spécialement regrettable mais ce qui est sûr c'est que c'est symbolique. Autrefois, l'individu se sentait le maillon d'une chaîne et dans tous les romans écrits jusqu'à la seconde guerre mondiale, on trouve cette phrase "si un maillon cède". Le père dit au fils, il faut que tu fasses cela pour suivre la famille parce que si un maillon cède... Cela voulait dire la famille tout entière cède.

Il faut bien dire que les individus qui étaient obligés de reprendre le flambeau étaient bien souvent obligés d'abandonner leurs talents, leurs goûts, leurs envies aussi. Tandis qu'aujourd'hui, tout est différent, l'individu est sommé d'accomplir sa propre existence. On pourrait faire une analyse de la publicité, on trouverait tout de suite un flot d'exemples : la vie est trop courte pour s'habiller triste...." C'est l'existence qu'il faut accomplir et au fond, puisque nous sommes dans une salle de gens croyants, on peut dire, je crois, que c'est quand même plus proche de la pensée chrétienne qui est comme la première pensée au monde, je crois, judéo-chrétienne qui dit l'enfant n'appartient pas à l'Etat, il n'appartient pas à ses parents, mais à sa vocation. Il me semble que les habitudes actuelles sont plus proches de la véritable dogmatique, au bon sens du terme du christianisme que le fait de faire appartenir un enfant à une lignée, à un château, à la profession du père, à l'entreprise, cela reste naturellement un état de débat. En tous cas, ce qui est sûr, c'est qu'aucun d'entre nous n'a envie de se prêter à une sorte de chantage affectif pour installer son propre fils à la tête de l'entreprise familiale. La rupture dans la transmission des choses n'est pas importante, ce qui est important c'est qu'il y ait une rupture dans la transmission des valeurs et des convictions. Voilà des parents actuels qui même s'ils ont des convictions propres sur ce qu'on appelle la bonne vie, hésitent à les transmettre et c'est tout à fait nouveau. Pourquoi ? Parce qu’ils considèrent que ce qui a valu pour eux, ne vaudra pas forcément pour leurs enfants, autrement dit, ils ont l'impression d'une sorte de changement permanent dans les valeurs.

Non seulement les choses ont perdu l’immortalité symbolique d'une maison, d'une entreprise, mais ne réclament plus le don de soi des individus, mais et c'est plus grave, les idées elles-mêmes sont devenues jetables. Les convictions se périment donc je deviens père, mère et j'ai le sentiment très vif souvent inexplicable que mes idéaux ne font pas forcément sens pour mes enfants et c'est quelque chose que nous ressentons tous ; par conséquent, je ne sais plus quoi transmettre ! Alors, d'où cela vient-il ?

Quelques propositions de réflexion, je ne prétends pas avoir, sur ce phénomène, une vision totale et globale.

Ndlr AFP : 4 pistes de réflexion nous sont proposées et sont à lire dans leur intégralité >> ICI

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Françoise Caron, élue Présidente des AFP