COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Projet de loi bioéthique



PROJET DE LOI BIOETHIQUE

A l’heure où le Parlement élabore la nouvelle loi de bioéthique, les Associations Familiales Protestantes réagissent en tant que représentantes des familles auprès des pouvoirs publics, ayant pour mission de participer à la réflexion de la société et de l’Etat.


Nos AFP accompagnent et soutiennent tous types de familles sans distinction de personnes, cultures ou religions au sein d'un réseau de plus de 200 associations locales en France.

Nous considérons cependant que la famille monogame, fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, est le modèle juridique le plus favorable à la transmission de la vie, à l’éducation des enfants, à la protection du plus faible et à l’équilibre social.


Nous avons largement exprimé cette position, nourrie de nos valeurs, en 2013 lors de l’élaboration de la loi dite du « mariage pour tous ».

Nous l’avons de plus exposée devant la Mission d’information parlementaire conduite par les députés Guillaume Chiche et Gilles Lurton, en janvier 2018.

Nous l’avons enfin réaffirmée dans le détail au cours d’une audition par le Comité Consultatif National d’Ethique, en mars 2018[1].


Notre position reste inchangée, nous ne sommes pas favorables à la Procréation Médicalement Assistée en dehors du couple homme-femme engagé durablement, ni au don de gamètes, donc par extension à leur autoconservation. Nous demeurons opposés à l’utilisation d'embryons humains à des fins de recherche.


Nous ne souhaitons pas que le statut de mère pour celle qui accouche soit modifié car cela représente un risque de changement du mode de filiation pour toutes les femmes (cf. le communiqué de presse de l’UNAF [2]), ce qui fragiliserait l'interdit de Gestation Par Autrui.


Nous ne sommes pas pour les PMA sans père, parce qu’on ne peut nier l’altérité nécessaire à une naissance, ni ignorer le rôle fondamental des pères. On ne peut pas non plus, pour les femmes seules, occulter les difficultés liées à la monoparentalité.


Nous rappelons ici que les familles ont besoin de moyens concrets pour être soutenues, comme nous l’avons exprimé en février 2019 lors du grand débat national organisé par le président Emmanuel Macron[3] :

« Une famille fragilisée, c’est assurément, la fragilisation de toute personne qui la compose dont les plus vulnérables, les enfants, les adolescents, les porteurs de handicap… La famille peut être, si elle est encouragée, soutenue, le terreau de relations pacifiques et d'espérance qui permettent de se projeter dans l'avenir, en tant qu'individu, citoyen et future famille. »


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[1] Contribution des AFP au CCNE :

https://www.afp-federation.org/post/contribution-des-afp-au-comit%C3%A9-consultatif-national-d-ethique-ccne

[2] Union Nationale des Associations Familiales, CP n°19-23/09/2019 « Toute femme qui accouche doit conserver son statut automatique de mère » :

https://www.unaf.fr/spip.php?article25038

[3] Communiqué de presse des AFP, « La famille au cœur du grand débat, pour que personne ne soit oublié » :

https://www.afp-federation.org/post/communiqu%C3%A9-de-presse