Tout va bien

Dernière mise à jour : 27 mai

Le mot de la présidente : 2 Rois chapitre 4

Oui tout va bien ! Tel était le petit message que j’ai transmis le 21 mai 2022 lors de l’ouverture de la dernière session du séminaire Mathurin Cordier auquel j’étais conviée. Je suis intervenue à double titre, celui de la présidence de notre Fédération Nationale des AFP et de mon engagement sur le terrain au sein de l’AFPM qui gère l’établissement du petit prince.

Ces trois petits mots prononcés par une épouse et mère de famille, au moment le plus terrible de sa vie, celui du décès de son fils unique. Oui trois petits mots qui ne peuvent que nous encourager à ne jamais oublier qui est l’auteur de la vie, vers qui nous devons aller pour traverser les plus grandes difficultés.

Ces trois petits mots expriment la force de l’espérance, la puissance de l’amour, la volonté de se tourner résolument vers la vie, vers celui qui donne la vie.


Les familles, nos familles n’échappent pas à ces grands moments de joie tels que la naissance d’un enfant, un nouveau travail, l’accomplissement d’un projet tant espéré. Et puis, les circonstances, les événements semblent venir détruire ce que nous avons reçu, chéri, le fruit de nos entrailles, de nos récoltes, de nos combats et de nos prières.


Cette année a été particulièrement difficile y compris sur le plan des décisions politiques qui vont souvent à l’encontre de nos valeurs, de notre liberté. Nous constatons les effets de cette maladie insidieuse qui gagne notre société, nos familles et plonge beaucoup dans l’inquiétude, la pauvreté, le sentiment d’impuissance voire parfois de désespérance.


Puissions-nous comme cette mère de famille, déposer « dans la chambre haute », le sujet, l’objet de nos larmes, de nos pourquoi et de nos comment. Puissions-nous alors, nous lever à nouveau, nous mettre en marche pour interpeller, solliciter, celui ou celle que Dieu utilisera pour manifester son amour, pour que la vie triomphe de la mort.


Ce tout va bien n’est pas le déni de la réalité, loin de là. Il n’est pas non plus le fruit d’un délire mystique, il n’est pas plus l’absence d’émotion, d’empathie.


Alors que nous traversons une crise sociale, économique, éthique qui donne la migraine et parfois détruit des couples, des familles, des individus,

la Bible nous rappelle l’importance de la présence de Dieu au cœur même de nos familles.

Elle nous engage à relever la tête non seulement pour ne pas nous résigner mais aussi pour être témoin auprès des autres familles de cette espérance qui nous permet de franchir les obstacles, de défendre et de représenter les plus fragiles, les plus faibles, les enfants pour qu’ils aient part à la vie.


Alors oui, tout va bien !


Françoise CARON, présidente de la FNAFP